Perroquet du Cap


A. Huyghe


Photo : A. Huyghe

   

(Poicephalus robustus)


 

Description

Grandeur: 33 cm.   
Couleur générale: vert.  La couleur de la tête varie du brun à reflet vert au jaune brunâtre avec quelques petites plumes brunes foncées et vertes mates.  

Sur les joues certains exemplaires montrent un reflet marin.  Il y a un signe net qui distingue les sexes: les femelles ont une bande rouge sur le front, les mâles n’en ont pas.  Le bec est aussi plus petit chez les femelles. La poitrine et le ventre sont verts à reflet bleu.  Le dos et la couverture alaire sont noirs avec une large bande verte.  Le coude de l’aile et le jarret sont oranges rouges.  La queue est noire brunâtre.
L’anneau oculaire nu est gris, le bec est de couleur chair.  L’iris est brun foncé et les pattes sont grises foncées.

Les jeunes oiseaux , aussi bien les mâles que les femelles, ont la bande rouge au front.  Le rouge des ailes et des cuisses manque.

 

Du Perroquet du Cap il y a trois sous sortes de reconnus:

  • Poicephalus robustus robustus. - Perroquet du Cap
    Forme nominale que l’on trouve dans l’Afrique du sud-est, depuis la partie orientale de la province du Cap dans la partie
    montagneuse Amatola, jusqu’au nord dans la partie orientale du haut pays du Transval.
     
  • Poicephalus robustus  fuscicollis: - Perroquet du Cap de Kuhl
    Celui-ci se trouve dans le nord du Ghana et du Togo jusqu’en Zambie, le sud du Sénégal, l’ouest Africain.

     
  • Poicephalus robustus suahelicus: - Perroquet du Cap de Reichenow.  
    Se trouve au Mozambique, au Simbabwe, le nord du Botswana et le nord de la Namibie jusqu’en Angola, le sud du Congo et le centre de la Tasmanie.



Remarque

La classification ci-dessus est celle qui est régulièrement utilisée, pourtant elle est critiquée.  Notamment par le professeur M.  Perrin de l’Université du Natal en Afrique du Sud qui après examen arrive à la conclusion qu’il vaudrait mieux parler de deux sortes au lieu de trois sous sortes.  

L’une serait la Poicephalus robustus, l’autre la Poicephalus fuscicollis avec comme sous sortes: P. suahelicus et la P. fuscicollis.
Lors des examens il apparaît aussi bien que morphologiquement, génétiquement et biologiquement il y a une nette différence entre le Robustus et les deux autres sous sortes.
La Robustus vit essentiellement dans les forêts montagneuses de l’Afrique du Sud, à des altitudes supérieures à 1000 m.  Les deux autres sous sortes sont avant tout des habitantes des régions basses : les savanes, les mangroves, le long des rivières, les bois.

La nourriture des Robustus est très spéciale: 70% sont des graines des fruits du Podocarpus.  Les deux autres ont une nourriture beaucoup plus variée. La Robustus nichent dans l’arbre Podocarpus, mort ou vivant et cela de septembre à décembre. Chez le P.r; suahelicus l’élevage se fait entre avril et août.

 

Statut

Ne sont pas très nombreux, surtout la forme nominale qui se trouve dans des zones dangereuses.  Celles-ci sont les plus petites en comparaison avec celles des deux autres sous sortes.  Leur nombre dans la nature est estimé à moins de 500 individus.  Certains facteurs sont responsables de cette régression: la destruction des milieux, le manque de nourriture et de possibilités de nidifications.  Ajoutez à cela les captures sauvages qui déciment les populations.

 

Comportement

Comme la plupart des perroquets , celui du Cap est également bruyant, surtout en vol ou lorsqu’ils sont dérangés.  C’est surtout au matin lorsqu’ils quittent en couples ou en groupes les endroits dortoirs à la recherche de la nourriture qu’ils sont bruyants.  C’est alors qu’ils sont les plus actifs.  Vers la fin de la matinée ils se retirent dans le sommet des arbres pour se cacher dans le feuillage à l’abri du soleil. Ce n’est qu’à la fin de la journée que l’activité reprend à la recherche de la nourriture. La température joue un grand rôle sur leur comportement.  Par temps plus frais l’activité est plus importante que pendant les jours chauds.

 

En aviculture

Dans le temps il n’y avait pas beaucoup d’intérêt chez les éleveurs pour ce perroquet, excepté pour les You-you.  C’est le Robustus qui est le moins visible , ensuite le Fusicollis.  C’est le Suahelicus qui est plus présent , mais il y a un problème avec ce dernier: il y a un excédent de mâles.  Un autre problème est la formation d’un couple harmonieux. Les meilleurs résultats sont obtenus avec des oiseaux qui sont tenus en groupes, ils choisissent eux même le partenaire.

En Europe le premier élevage date de 1964 au zoo de Bâle avec la forme nominale Robustus, le couple était au zoo depuis neuf ans.  Le parc de Walsrode a également réussit l’élevage en 1978 avec un couple de P.r. Suahelicus. Les parcs de Palmitos, de Gran Canaria et le Loro de Tenerif élèvent régulièrement la sous sorte P.r. Fuscicollis.  En général les oiseaux sont âgés de 4 à 6 ans et même davantage avant de commencer l’élevage. En général la ponte est de 2 à 5 œufs au maximum qui sont couvés par la femelle. La couvaison est de 26 à 32 jours, cela dépend du moment où la femelle débute la couvaison.

Les jeunes restent au nid pendant 11 semaines, parfois 13. Après 2 à 3 semaines les jeunes sont indépendants.  Les jeunes ressemblent à la femelle mais sont de couleurs plus mates et il manque le rouge sur le coude de l’aile.  Avec la mue juvénile , qui arrive entre six et huit mois, disparaît chez les jeunes mâles , le rouge de la tête.  A ce moment on peut distinguer les sexes.  Un gros problème est celui du picage des jeunes par les parents dans le nid.  Souvent cela se produit quand les jeunes ont quitté le nid, parfois l’intensité de ce problème est telle qu’un nouveau plumage ne se produit plus.